Dans la seconde moitié du 19ème siècle, l’alpinisme se développe et, avec la création de la Section genevoise du Club alpin suisse en 1865, la montagne du Salève, particulièrement la face nord-ouest du Grand Salève, devient le lieu de prédilection des « montagnards » genevois. Dès lors l’ascension de ses « gorges » (Grande et petite Varappes, couloir de la Mule, etc.) suscite des vocations d’alpinistes et permet la mise au point de nouvelles techniques d’escalade ou de « varappe ». En 1920, le dictionnaire Larousse reconnaît et définit ainsi le mot « varapper » : « verbe neutre (de varappe, nom d’un couloir rocheux du Salève où les alpinistes s’entraînent à grimper dans les rochers alpins). Grimper dans les rochers en s’aidant des pieds, des mains, des genoux et des coudes ».
Ce Salève, qui comme berceau de la varappe devient une montagne connue internationalement, a été escaladé par bon nombre d’alpinistes qui, formés aux techniques de la varappe, ont gravi les plus hauts sommets du monde entier.
Textes : Jean Charollais (Université de Genève) et Danielle Decrouez (Muséum de Genève)